Cinéma 3D : comme triple déception ?

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A Paris, la Géode célèbre depuis deux décennies les nouvelles technologies cinématographiques en projetant sur son immense écran hémisphérique des films documentaires de grande qualité. Cette salle obscure très spéciale a permis l'essor du cinéma 3D. Désormais, le cinéma en relief intéresse aussi les producteurs et réalisateurs de films de fiction et particulièrement ceux des films d'animation. Malheureusement, leur motivation est souvent bien plus commerciale qu'artistique et pour le spectateur, 3D rime encore trop souvent avec désillusion, dépense excessive et douleurs oculaires.

Films 3D : des effets refroidissants

Dans le box-office des films 3D, « L'âge de glace 3 » s'est révélé décevant. Si vous ne possédez pas de carte d'abonnement ni ne bénéficiez d'une réduction, la séance vous reviendra, location de lunettes incluse, à près de 13 euros ! Et dans tous les cas, le supplément de tarification, très excessif pour une simple location, n'est pas à la portée de toutes les bourses et sûrement pas bienvenu pour les familles nombreuses. Pour trois euros (salles Gaumont), vous récupèrerez une paire de lunettes assez lourdes à porter, toujours sales et grasses (mais normalement une lingette désinfectante est fournie) et surtout que vous devrez restituer en fin de séance. Le mode d'emploi de ces étranges binoculaires est dispensé par un sympathique personnage d'animation. Et là, l'étendue des possibilités offertes par cette technologie nous apparaît dans un éclat de rire : la langue qu'il nous tire semble vraiment sortir de l'écran, prête à nous lécher ! Le seul problème, c'est que ce court épisode sera à la fois le plus drôle et le plus spectaculaire de la séance. L'âge de glace n°3 ne tire que très légèrement parti de l'énorme potentialité des films 3D.

 

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